Test de fuite DNS : vérifie que ton VPN protège vraiment tes requêtes

Le réseau qui traite ta connexion en ce moment, ton adresse IP, et un verdict prudent sur une éventuelle fuite — recalculés à chaque visite, uniquement à partir des informations transmises à notre serveur.

L'équipe Meilleur VPN

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Rédaction & tests labo

Réseau détecté

216.73.216.123

Réseau / fournisseur détecté
AMAZON-02 - Amazon.com, Inc., US (AS16509)
Localisation détectée
Columbus, OH, US
Le réseau détecté vient d'une requête DNS publique et gratuite (Team Cymru, sans clé ni service tiers payant) — compare ce nom au tien : s'il s'agit de ton fournisseur d'accès habituel (Proximus, VOO, Telenet, Orange…) alors que tu penses être connecté à un VPN, c'est un signe à prendre au sérieux.

Test rapideVerdict

Calcul du verdict…

Comment ce test fonctionne, et ses limites

La méthode la plus fiable pour un vrai test de fuite DNS consiste à te faire requêter un sous-domaine unique et à observer quel résolveur DNS interroge réellement notre serveur — une technique qui demande de faire tourner notre propre serveur DNS faisant autorité. L'infrastructure sur laquelle tourne ce site ne permet pas d'héberger un tel serveur DNS à ce jour ; ce que tu vois ci-dessus se limite donc à comparer le réseau et la localisation de la connexion HTTP qui nous contacte, un signal utile mais indirect. Si ton IP visible est déjà celle du VPN, une fuite DNS survenant en parallèle resterait invisible pour ce test.

Tu utilises ce VPN pour débloquer RTBF Auvio depuis l'étranger ? Une fuite DNS explique une partie des faux blocages constatés malgré une connexion VPN active — voir notre guide RTBF Auvio depuis l'étranger pour la méthode complète et les autres causes possibles.

Test étendu

C'est quoi une fuite DNS ?

Avant qu'une page se charge, ton appareil doit d'abord traduire son nom de domaine (ex. exemple.com) en adresse IP : c'est une requête DNS. Sous un VPN bien configuré, cette requête passe par le tunnel chiffré, jusqu'au serveur DNS du VPN. En cas de fuite, elle passe directement par le serveur DNS de ton fournisseur d'accès, en dehors du tunnel — comme illustré ci-dessous.

Les FAI belges qui apparaissent en cas de fuite

Si ta requête fuite vers ton fournisseur d'accès habituel plutôt que vers le réseau du VPN, le nom d'organisation affiché dans le tableau plus haut correspond probablement à l'un de ces FAI résidentiels belges.

FAIASN
ProximusAS5432
VOOAS12392
TelenetAS6848
Orange BelgiqueAS5615
ScarletAS47377
EDPnetAS9031

À l'inverse, si l'organisation détectée ressemble à un hébergeur cloud (Google Cloud, OVH, DigitalOcean, Amazon, M247 ou similaire), c'est probablement le serveur de sortie de ton VPN — parfaitement attendu.

Un cas particulier : si tu utilises un résolveur DNS personnalisé au niveau de ton système ou de ta box (par exemple Cloudflare 1.1.1.1 ou Google 8.8.8.8, souvent configurés pour bloquer les publicités ou accélérer la résolution), le réseau détecté ci-dessus peut afficher l'organisation de ce résolveur plutôt que celle de ton VPN ou de ton FAI habituel. Ce n'est pas nécessairement une fuite au sens strict — mais si ton objectif est que toutes tes requêtes passent par le VPN, un DNS personnalisé configuré en dehors de son tunnel reste un point à vérifier séparément.

Pourquoi c'est grave

Une fuite DNS ne révèle pas le contenu de tes échanges (souvent chiffré séparément, par HTTPS notamment), mais elle révèle la liste des noms de domaine consultés, dans l'ordre, directement à ton fournisseur d'accès internet — exactement ce qu'un VPN est censé lui cacher. Pour quelqu'un qui utilise un VPN précisément pour empêcher son FAI de profiler ses habitudes de navigation, une fuite DNS annule une bonne partie de cet objectif, même si l'adresse IP visible, elle, reste correctement masquée.

Il y a un autre effet moins évident : certains fournisseurs d'accès appliquent des filtrages au niveau de leur propre résolveur DNS (résolution qui renvoie vers une page d'avertissement plutôt que vers le site demandé, par exemple pour des noms de domaine liés au téléchargement illégal). Une fuite DNS te fait basculer sur ce filtrage-là, alors même que ton VPN t'en isolerait normalement en faisant passer tes requêtes par son propre résolveur.

Comment corriger une fuite DNS

  • Active la protection DNS de ton VPN, généralement dans Paramètres > Confidentialité ou Connexion — la plupart des applications sérieuses proposent ce réglage, parfois activé par défaut, parfois non.
  • Active le kill switch, qui coupe l'accès internet si le tunnel se rompt plutôt que de basculer discrètement sur ta connexion normale — voir notre guide des réglages essentiels pour le détail.
  • Vérifie les réglages DNS manuels de ton système d'exploitation. Un DNS personnalisé configuré au niveau de Windows, macOS ou de ta box peut parfois prendre le pas sur celui du VPN — remets-le sur automatique si tu n'as pas de raison précise de le personnaliser.
  • Si le problème persiste, redémarre l'application VPN, ou contacte son support : il a une visibilité sur ses propres serveurs DNS que nous n'avons pas depuis ce site.

Fait vérifié dans notre base : 8 des 8 VPN partenaires de notre comparateur proposent un kill switch. Ça ne garantit pas l'absence de fuite DNS en soi (voir la question suivante), mais c'est le prérequis de base à vérifier avant tout autre réglage.

Tester manuellement, par navigateur et système

En complément du test automatique ci-dessus, une vérification manuelle avant/après activation du VPN reste la méthode la plus fiable :

  • Windows : ouvre l'invite de commandes et tape nslookup exemple.com avant puis après avoir activé le VPN. Le serveur affiché ("Server:") doit changer entre les deux résultats.
  • macOS : dans le Terminal, la commande scutil --dns liste les résolveurs DNS actuellement configurés — le premier résolveur listé devrait correspondre à celui de ton VPN une fois connecté.
  • Linux : resolvectl status sur les distributions récentes avec systemd-resolved, ou cat /etc/resolv.conf en méthode plus ancienne mais universelle.
  • Dans l'application de ton VPN : la plupart des éditeurs sérieux intègrent leur propre vérificateur de fuite DNS, généralement accessible depuis les réglages de confidentialité ou de connexion — l'emplacement exact varie d'une application à l'autre, à vérifier directement dans celle que tu utilises plutôt que de deviner un chemin de menu générique.

Ce qu'une fuite DNS ne révèle pas

Une fuite DNS expose la liste des noms de domaine consultés, dans l'ordre — pas le contenu des pages visitées ni le détail de ce que tu y fais, protégé séparément par le chiffrement HTTPS sur l'immense majorité des sites aujourd'hui. Ton fournisseur d'accès verrait par exemple que tu as consulté un site bancaire donné, mais pas ton numéro de compte ni le solde affiché. Ça reste une information sensible — le simple fait de savoir quels sites tu visites, et à quelle fréquence, permet déjà de profiler des habitudes — mais c'est un cran en dessous d'une interception complète du trafic.

Questions fréquentes

Normalement, un VPN actif fait aussi transiter tes requêtes DNS (la traduction d'un nom de domaine comme exemple.com en adresse IP) par son propre tunnel chiffré. Une fuite DNS, c'est quand ces requêtes précises passent malgré tout par le serveur DNS de ton fournisseur d'accès habituel, en dehors du tunnel — même si le reste de ton trafic, lui, semble correctement protégé.

Parce que ton fournisseur d'accès internet voit alors, en clair, chaque nom de domaine que tu consultes — les sites visités, dans l'ordre, même si le contenu de tes échanges reste chiffré par ailleurs. Tout l'intérêt du VPN (empêcher ton FAI de savoir quels sites tu visites) est contourné pour cette partie précise du trafic.

Vérifie d'abord que ton application VPN propose un réglage "Protection contre les fuites DNS" ou "DNS leak protection" (souvent dans Paramètres > Confidentialité ou Connexion) et qu'il est bien activé. Active aussi le kill switch, qui coupe l'accès internet si le tunnel se rompt plutôt que de te laisser basculer sans t'en rendre compte sur ta connexion normale. Voir notre guide sur les réglages essentiels pour le détail.

Indirectement seulement : le kill switch coupe ta connexion si le tunnel VPN se rompt complètement, ce qui empêche un cas de fuite précis (perte de tunnel non détectée). Mais une fuite DNS "classique" peut survenir alors même que le tunnel reste actif et fonctionnel — les deux protections sont complémentaires, pas interchangeables.

Sur Windows, ouvre l'invite de commandes et tape "nslookup exemple.com" avant puis après avoir activé ton VPN : le serveur affiché doit changer. Sur macOS, la commande "scutil --dns" dans le Terminal liste les résolveurs DNS actifs. Beaucoup d'applications VPN proposent aussi leur propre vérificateur intégré, généralement dans les réglages de confidentialité — l'emplacement exact varie d'un éditeur à l'autre, à vérifier directement dans l'app que tu utilises.

Non, ce sont trois mécanismes distincts qui peuvent exposer des informations différentes. Une fuite IP expose ton adresse IP réelle malgré le VPN (voir notre outil Quelle est mon IP). Une fuite WebRTC est propre au navigateur : certains sites peuvent révéler ton IP locale via une fonctionnalité de communication temps réel, même IP masquée par ailleurs. Une fuite DNS, elle, expose spécifiquement la liste des noms de domaine consultés à ton fournisseur d'accès — les trois valent la peine d'être vérifiés séparément.

Partiellement. DoH chiffre tes requêtes DNS entre ton navigateur et le résolveur (Cloudflare, Google, etc.), ce qui empêche ton FAI de les lire même si elles ne passent pas par un VPN. Mais si le résolveur DoH utilisé n'est pas celui de ton VPN, il en sait autant que ton FAI en aurait su sans DoH — le problème est déplacé plutôt que résolu. Pour un usage avec VPN, la meilleure approche reste de laisser le VPN gérer ses propres résolveurs, sans surcharger avec un DoH tiers.

Si ton VPN ne prend pas en charge l'IPv6 dans son tunnel, oui — sinon tes requêtes DNS IPv6 peuvent continuer de sortir par ta connexion habituelle même quand le VPN semble actif pour l'IPv4. Vérifie dans l'application du VPN si l'IPv6 est géré : les VPN sérieux le désactivent automatiquement sur ton système quand ils sont actifs, ou l'encapsulent proprement. Voir notre outil Quelle est mon IP pour le détail sur IPv4 vs IPv6.

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