Test de fuite WebRTC : ton IP réelle est-elle visible malgré ton VPN ?
Ce test tourne entièrement dans ton navigateur, via l'API WebRTC native — aucune donnée n'est envoyée à notre serveur pour l'exécuter.
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Rédaction & tests labo
Ton IP publique standard
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Résultat du test
Test en cours…
Ce test utilise un serveur STUN public (celui de Google, gratuit et sans clé — c'est le protocole WebRTC lui-même qui l'exige pour découvrir une adresse publique, aucune librairie tierce n'est chargée). Aucune information collectée par ce test n'est envoyée à notre serveur : la comparaison se fait entièrement dans ton navigateur.
Le résultat peut afficher un état « non détectable ici » plutôt qu'un verdict tranché : c'est volontaire. Safari et Brave en protection stricte bloquent parfois la collecte WebRTC silencieusement, sans jamais la terminer — plutôt que d'afficher un faux « aucune fuite » rassurant dans ce cas précis, le test distingue explicitement « la collecte s'est terminée sans rien trouver » de « la collecte n'a jamais abouti », deux situations bien différentes.
Ce test tourne entièrement en local — utile si tu essaies de débloquer RTBF Auvio depuis l'étranger et que la détection persiste malgré le VPN. Voir notre guide RTBF Auvio depuis l'étranger pour le reste des causes possibles et la méthode complète.
C'est quoi WebRTC, et pourquoi ça fuite
WebRTC (Web Real-Time Communication) est une technologie intégrée nativement à la quasi-totalité des navigateurs modernes, pensée pour permettre des échanges audio, vidéo ou de données directement entre deux appareils — la visioconférence dans le navigateur en est l'usage le plus courant, sans qu'il soit nécessaire d'installer quoi que ce soit.
Pour établir cette connexion directe entre deux appareils, WebRTC utilise un protocole de découverte d'adresse (ICE) qui interroge un serveur STUN afin de déterminer quelles adresses IP sont réellement joignables. N'importe quel site peut déclencher ce mécanisme avec quelques lignes de JavaScript, même sans jamais afficher de fonctionnalité vidéo — et selon la configuration exacte du navigateur et du VPN, cette découverte d'adresse peut emprunter un chemin réseau différent du tunnel VPN, révélant l'IP réelle attribuée par ton fournisseur d'accès.
Concrètement en Belgique : même connecté à un VPN, une fuite WebRTC peut révéler à la fois ton IP locale sur ton réseau domestique (généralement au format 192.168.x.x) et ton IP publique réelle Proximus, VOO ou Telenet — les deux informations que ton VPN est censé masquer. Le test ci-dessus filtre volontairement les adresses locales de son verdict (elles ne prouvent rien à elles seules, un simple réseau domestique en révèle toujours une), mais compare bien ton IP publique standard à ce que WebRTC expose.
Comment corriger, par navigateur
- Chrome : aucun réglage natif simple n'est exposé dans les paramètres grand public. Google publie elle-même une extension officielle, "WebRTC Network Limiter", disponible sur le Chrome Web Store, qui restreint WebRTC aux adresses IP publiques associées à l'interface réseau réellement utilisée pour naviguer.
- Firefox : ouvre un nouvel onglet, tape
about:config, accepte l'avertissement, recherchemedia.peerconnection.enabledet passe sa valeur à "false". Cette option désactive complètement WebRTC — voir la question dédiée dans la FAQ ci-dessous si tu utilises des sites qui en dépendent (visioconférence notamment). - Brave : gère nativement ce réglage sous "WebRTC IP handling policy" (Paramètres > Confidentialité et sécurité). L'option "Disable non-proxied UDP" est la plus restrictive et s'active automatiquement dès que la protection anti-fingerprinting stricte de Brave est activée.
- Safari : ne propose pas de réglage simple dans les Préférences grand public — l'emplacement d'éventuelles options avancées (menu Développeur) varie selon les versions de macOS/Safari, à vérifier directement dans ta version. Safari applique par défaut une obfuscation des adresses locales par mDNS, une protection native qui limite déjà une partie du risque sans réglage manuel.
- Edge : basé sur Chromium, les mêmes extensions que Chrome fonctionnent. Alternative propre au navigateur : ouvre
edge://flags, recherche « Anonymize local IPs exposed by WebRTC » et active l'option — elle anonymise les adresses IP locales révélées par WebRTC sans casser les usages courants comme Teams.
Quels VPN protègent au niveau de l'application
Certains VPN proposent une protection contre les fuites WebRTC directement dans leur application (souvent via une extension de navigateur dédiée, ou un réglage bloquant le trafic UDP hors tunnel). Nous ne suivons pas encore cette caractéristique précise dans notre base de données de fournisseurs ( voir notre méthodologie) — on préfère te le dire plutôt que d'attribuer cette protection à tel ou tel fournisseur sans l'avoir vérifiée nous-mêmes. Dans l'attente, le réglage au niveau du navigateur détaillé ci-dessus reste la méthode la plus fiable, quel que soit le VPN utilisé.
Ce que les VPN sérieux font en général, sans que ce soit documenté fournisseur par fournisseur dans notre base : forcer les requêtes STUN à passer par le tunnel chiffré (l'IP révélée est alors celle du serveur VPN, pas la tienne), ou bloquer purement et simplement ces requêtes au niveau réseau. Une extension VPN installée directement dans le navigateur a souvent un avantage sur ce point précis par rapport à une application système : elle peut intercepter WebRTC au niveau du navigateur lui-même, plutôt qu'au niveau réseau — en contrepartie, elle ne protège que ce navigateur, pas les autres applications de ton système.
Vérifier le résultat toi-même, via la console développeur
Le test automatique ci-dessus fait le travail dans l'immense majorité des cas, mais si tu veux observer le mécanisme en direct : ouvre les outils de développement de ton navigateur (touche F12 sur Chrome/Firefox, onglet « Réseau ») pendant que le test tourne. Tu devrais voir une requête UDP vers le serveur STUN de Google, et aucune requête HTTP vers meilleur-vpn.be liée à ce résultat — la preuve que rien n'est envoyé à notre serveur. Pour les usages plus techniques, l'onglet « Console » permet aussi de créer une RTCPeerConnection manuellement et d'observer les candidats ICE retournés un par un — exactement ce que ce test automatise pour toi.
Questions fréquentes
WebRTC est une technologie native des navigateurs qui permet la communication audio/vidéo ou temps réel directement entre deux appareils (visioconférence par exemple), sans passer par un serveur intermédiaire pour le flux lui-même. Pour établir cette connexion directe, le navigateur doit découvrir les adresses IP réellement joignables de ton appareil — et cette découverte peut, dans certains cas, contourner ton VPN et révéler ton IP réelle à n'importe quel site qui exécute le code JavaScript nécessaire.
Un VPN redirige normalement tout ton trafic réseau vers son propre serveur. Mais le mécanisme de découverte d'adresse de WebRTC (le protocole ICE, via un serveur STUN) fonctionne à un niveau différent : selon la configuration du navigateur et du VPN, certaines requêtes peuvent emprunter directement ta connexion internet habituelle plutôt que le tunnel chiffré, exposant ainsi l'adresse IP que ton fournisseur d'accès t'a attribuée.
La méthode dépend du navigateur — voir le détail plus haut sur cette page pour Chrome, Firefox, Brave et Safari. En résumé : Chrome n'a pas de réglage natif accessible facilement et nécessite une extension dédiée, Firefox propose un réglage direct dans about:config, et Brave applique une protection stricte par défaut dès que sa protection anti-fingerprinting est activée.
Ça dépend des sites que tu utilises. WebRTC est nécessaire au bon fonctionnement des appels audio/vidéo directement dans le navigateur (visioconférence, certains outils de support client en ligne). Le désactiver complètement peut casser ces fonctionnalités précises ailleurs sur le web — les correctifs par extension ou par réglage limité (plutôt qu'une désactivation totale) évitent en général ce compromis.
Non, ce sont deux mécanismes distincts. Une fuite DNS expose la liste des noms de domaine que tu consultes à ton fournisseur d'accès (voir notre test de fuite DNS). Une fuite WebRTC expose directement ton adresse IP réelle à n'importe quel site qui exécute le code JavaScript adapté — les deux valent la peine d'être vérifiées séparément, avec l'IP masquée standard (voir notre outil Quelle est mon IP).
Non. La collecte de candidats ICE se fait entièrement dans ton navigateur via l'API RTCPeerConnection native, et la seule requête réseau du test va vers le serveur STUN de Google (requis par le protocole WebRTC lui-même pour découvrir une adresse publique) — jamais vers notre serveur. Tu peux vérifier ça toi-même : ouvre l'onglet réseau des outils de développement de ton navigateur pendant le test, aucune requête vers meilleur-vpn.be ne devrait apparaître liée à ce résultat.
Pas forcément. Une désactivation totale (via about:config sur Firefox par exemple) est la méthode la plus radicale, mais elle casse aussi les fonctionnalités qui en dépendent (visioconférence dans le navigateur, certains outils de support client). Une extension dédiée ou un réglage plus ciblé (Brave, WebRTC Network Limiter sur Chrome) limite le risque sans perdre ces fonctionnalités — un compromis suffisant pour la plupart des usages.
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